Les marchés financiers, particulièrement dans les pays développés, ont connus une excellente année 2013. L’exercice s’est avéré plus compliqué pour les pays émergents.

Dans les pays développés, les séquelles de la crise ont ainsi continué à se résorber et la valorisation des marché à se normaliser. Symbole de ces performances, le marché japonais qui s’adjuge +50% sur l’année. La politique de l’offre à destination des entreprises, impulsée par le premier ministre a été très bien accueillie par les investisseurs. Autre grand gagnant de cette année 2013, les marchés américains qui enregistrent une progression de 30% pour l’indice des valeurs technologiques, le NASDAQ et +25% pour le DOWJONES alors que l’économie américaine confirmait sa reprise. En Europe, le DJ EURO STOXX 50 s’adjuge +18% en phase avec la performance du CAC 40.

Ce rattrapage s’est fait au détriment des places financières des pays émergents qui ont vu les capitaux quitter leurs marchés pour être réinvestis à domicile après l’annonce attendue par la Réserve fédérale américaine de réduire progressivement son plan d’aide à l’économie. Redouté, ce retrait de la FED a finalement soulagé les marchés financiers des pays développés pour lesquels ce retrait progressif fait écho à l’amélioration des perspectives économiques.

Le redémarrage de la croissance aux Etats Unis et en Europe et les perspectives de reprise de l’inflation au Japon ont donc été particulièrement favorables aux marchés financiers en 2013 après une année 2012 déjà très positive. L’année 2014 devrait continuer sur cette lancée, la réallocation des actifs entamée par les investisseurs vers les actions se poursuivant bien que des ajustements de court terme ne soient pas à écarter.

Dans les allocations d’actifs, les actions doivent ainsi être privilégiées et particulièrement les actions européennes compte tenu de leur rattrapage tardif sur les autres zones géographiques. Nous continuons à privilégier l’investissement dans les fonds value c’est-à-dire dans les fonds spécialisés dans la sélection d’actions offrant une décote à l’achat. La performance historique de ces fonds reste supérieure à celle des fonds adoptant d’autres styles de gestion (croissance, …).

Les obligations, soumises au risque de la remontée des taux, doivent être utilisées dans le cadre de fonds d’investissement de type prudents, équilibrés ou flexibles qui sauront s’adapter à cette remontée éventuelle des taux et user de la possibilité qu’ils ont de pouvoir investir dans d’autres actifs

L’or, valeur refuge par excellence a atteint des sommets au cœur de la crise financière (jusqu’à 1675$ l’once d’or fin). En 2013 il perd  -27% de sa valeur soit sa plus forte baisse depuis 1981 où il avait alors subit une baisse de -32,6%. Rappelons que sur longue période la performance réelle du placement en or est négative. Cet actif est donc à utiliser avec parcimonie à titre de diversification dans les allocations d’actifs et pourquoi pas de manière opportuniste dans les périodes d’incertitude des marchés.

L’immobilier résidentiel a globalement connu une baisse modérée en 2013 (et pour la première fois depuis 15 ans à Paris). Nous suggérons de rester très prudent sur  l’immobilier d’habitation et de se montrer très sélectif sur l’immobilier d’entreprise. Bien que les prix aient baissé en 2013, cet ajustement reste insuffisant à nos yeux compte tenu de l’écart historique existant encore entre les prix de l’immobilier et le revenu disponible des ménages.

La rémunération des fonds en euros devrait sauf exception baisser à nouveau en 2013. Cette baisse des performances est limitée en valeur réelle par la faiblesse de l’inflation en Europe en 2013. Elle est néanmoins effective et nous continuerons à vous sensibiliser sur l’intérêt de diversifier votre épargne pour assurer une rémunération satisfaisante de vos avoirs financiers.

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